Sapa en images

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Apres l’article d’hier, voici notre balade du jour en images. Demain, au bout de 38 km de descente, il y aura la Chine !

Gargotte populaire a Sapa Gargotte populaire a Sapa

Marche de Sapa Hmong

Copine de cantine

Terrassons la montagne

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101 ans

Il faut grimper à 1600 m, au pied du plus haut sommet vietnamien (le Fan Si à 3143 m) pour enfin trouver, dans cette ville touristique de Sapa, une connexion internet. Aux portes de la Chine, nous nous offrons quelques jours de repos et d’altitude avant d’entrer dans un nouvel univers. Ces derniers jours nous avons pu profiter d’un Vietnam bien différent de ce que l’on avait jusque là percu. Sur la petite route boueuse et presque déserte, dans les vallées oubliées, nous avons eu quelques échanges avec les minorités ethniques. Un bol d’air au milieu des théiers, les retrouvailles avec les bivouacs et l’hospitalité.

Ah Chum !

Chum et sa mamanLa rencontre avec Chum restera le symbole de ce petit bout de voyage agréable au Vietnam : nous avions trouvé un petit endroit à l’abri des regards pour pouvoir faire pipi (enfin surtout Emilie) quand Chum est arrivé, nous apportant maladroitement du lait de soja chaud. Il se démène pour nous expliquer la route puis nous invite à venir chez lui, où il vit avec sa maman. Une maison des plus modestes, mais une famille Ô combien généreuse chez qui nous passerons la nuit. La maman, toute petite et des cheveux clairs sous son bonnet de laine, vend du tofu sur le marché du bourg. Chum, 23 ans, s’est exilé à Hanoï pour ses études et revient dès qu’il le peut dans ses montagnes. Leur vie de petites gens est dure, et pourtant ils savent non seulement cultiver leur bonheur mais également celui des autres. Et bien qu’ils n’aient rien, ils nous sera impossible de repartir sans un cadeau : des gants et une écharppe pour affronter la montagne et son froid. La première marque d’hospitalité rencontrée au Vietnam.

Ça pèle à Sapa

Première rencontre avec une petite femme des montagnesRetour à Sapa; la station d’altitude où il neigeait il y a peu. La ville est la plus froide du Vietnam.  Sur les 30 km d’ascencion, nous croiserons des dizaines de bus dont descendent des cohortes de touristes, appareils photos armés en avant, comme prêts à mener un safari tribal. Les parures des minorités montagnardes crépitent sous les flashs, on ne regarde plus qu’à travers un objectif le spectacle furtif de ces hommes et ces femmes. Petits mais forts et endurants, portant de lourdes hottes, ils sont le produits de ces montagnes abruptes qu’ils fasconnent en terrasses. La question que l’on se pose, c’est “que voient ces montagnards quand nous, touristes, sommes face à eux ?”. Ils voient sans doute des centaines de dollars dont ils n’ont même plus la notion, des appareils photos, des caméras, des chaussures de marches toutes propres, des lunettes… Tout ce qu’ils ne pourront jamais s’offrir. Car paradoxalement, ces peuples qui ornent tant de photos de touristes restent pauvres. L’argent leur file sous le nez dans des bus affretés par des compagnies basées à Hanoi, Saigon, Paris… Et, même si cela nous agace, on commence à comprendre que les gosses qui nous tendent la main en lancant “money, money”, et les femmes qui s’attachent en grappes autour des occidentaux pour leur vendre des babioles ne font qu’essayer de ramasser quelques miettes de ce tourisme de masse qui leur échappe.

Prêt pour le grand bond en avant

Rizières Ascencion

Qu’allons nous faire à Sapa ? Remettre en état les freins des vélos pour les descentes qui s’annoncent, tenter de sécher notre linge, imprimer quelques photos du Dalaï Lama (chose plutôt risquée chez les Chinois) pour les offrir aux Tibétains que nous rencontrerons bientôt (un modeste cadeau qui, semble-t-il, les touche beaucoup), nous balader et bien sûr, planter nos arbres ! Puis, quelques coups de pédales, un passage devant les uniformes et les tampons, et à nous l’Empire du Milieu !
Merci pour vos messages qui nous aident à pousser dans les montées.

En route

Un Vietnam doucement séduisant

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Nous sommes à Yen Bai, à 120 km de la Chine. Depuis hier, la route s’est rétrécie, les sourires apaisants se retrouvent sur les visages que nous croisons, les relations sont moins perverties… On se sent plus confiants. Côté paysage, les rizières sont surplombées par les plantations de théiers. La route monte et descend en permanence, pas bien haut, mais elle nous annonce ces mois de montagnes qui nous attendent, avec des cols parmi les plus hauts au monde… 3000, 4000, 5000 metres. On en à déjà le vertige.

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Hanoi en images

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Quelques photos d’Hanoi prises en ce premier jour de printemps. On aime bien cette ville qui bouillonne. Nous quittons la capitale demain et vous disons a tres bientot.

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Une exception en Asie du Sud-Est

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Rain powerAprès dix jours de grisaille, de froid et de pluie non stop, voilà notre premier rayon de soleil vietnamien ! De quoi nous reconcilier un peu avec ce pays où les rapports avec la population sont contrastés. On nous avait prévenu : “les Viets sont fous”, nous avait glissé un couple de cyclos belge  rencontré peu avant la frontière. Une frontière qui a d’office annoncé la couleur : un col tourmenté par de violentes masses d’air et de nuages se gonflant à vue d’oeil. Ici se rencontrent l’hiver nord vietnamien et la chaleur humide du bassin du Mekong. Un contraste détonnant qui nous saisit et nous plonge dans d’épais nuages. Dans cet univers irréel, une silhouette fantomatique se dessine devant deux phares blafards : engoncé dans son uniforme, le douanier nous attend. “No dollar, no stamp”. On fait mieux comme accueil. Ici le backchich est une institution. On refuse de payer; nos passeports sont repoussés du revers de la main. Les Viets qui passent s’aquittent tous d’un billet. Il nous faudra plus d’une heure de harcelement pour que les douaniers furibonds apposent le tampon sans le backchich. Une petite victoire : voyageurs à vélo, nous sommes suffisament vulnérables pour ne pas etre racketés par ceux qui sont censés représenter l’ordre. Mais ce sera aussi le présage de ce qui nous attend.

Le cliché viet

Fini le zen asiatique

Le règne des motosAprès le Laos, c’est le choc violent d’une société vietnamienne survoltée qui nous saute au visage. Sur la route d’abord. Ici on klaxone en continue et en ultra-puissance. Un enfer en décibel, la mort du tympan  et une loi primaire pour toute règle de conduite : plus je fais de bruit, plus je démontre combien de suis déterminé à passer dans ce magma humain sans freiner. Et puis c’est le premier pays d’Asie où l’indifférence bascule très vite dans le conflits.

C’est également la première fois que nous avons à nous battre systématiquement pour obtenir un prix “raisonnable” ou pour retirer le zéro en plus qui se glisse souvent dans l’addition. Pas toujours de principes, sauf celui de tirer un maximum des poches de l’occidental. Le problème, c’est que ca nous place sur la défensive. Heureusement qu’ily a quelques rencontres empreintes d’honneteté et de sympathie… mais elles restent trop rares.

L’autre Vietnam

En attendant les touristesDans les guides, ily a deux Vietnam : celui du Nord et celui du Sud. Mais cet autre Vietnam dont nous parlons, c’est celui des touristes. Un Vietnam factice, loin de celui, pesant que nous avons traversé. Une vitrine propre où l’on met des petits bouts de femmes (poids moyen 40 kgs pour 1m50) au chapeau conique et au sourire muet sur des bateaux à rames pour balader les touristes. Un univers où l’on règle en dollars des circuits bien balisés par les guides, où les prix sont bien élevés et où l’on sert le spectacle fabriqué qu’ils sont venus voir, avec entre chaque scène, douche chaude, wc propres, Viets anglophones et plats sans piments.  Une machine à capter les dollars douce, indolore et instituée. Mais si pauvre en terme d’échanges.

Hanoï, un gout de chez nous

HanoiNous avons renoncé à nous rendre dans la baie d’Halong en raison de la puie incessante. Hanoï, où nous nous sommes réfugiés pour reprendre notre souffle, nous est agréable. Suractive bien sur, mais pourvue de charme et de caractère. Le “Paris asiatique” l’appellent certains. D’ailleurs, il n’est pas rare d’y voir des berets bien franchouillards au milieu des chapeaux coniques et des casques du vietminh. Sécher nos affaires, manger autre chose que l’éternel et certes délicieuse soupe pho (le plat d’une nation dont on fait une overdose après plusieurs jours non-stop)…, bref, trouver du repos dans une capitale réputée pour son agitation, là encore le Vietnam nous surprend.

Bientôt nous quitterons Hanoï pour le nord du pays et la frontière chinoise. La terre des minorités ethniques. En route vers un troisième Vietnam ?

Fleuriste, Hanoi

Dans les méandres du Mékong au Laos

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Nouveau départ sur les bords du Mékong

Sur le balcon de Delphine et Louis-René, à Bangkok, ils étaient là, l’air de dire : “Bah alors, vous étiez où ?” Pour nous faire pardonner notre abesence, nous leur avons ramené de France de beaux pneus neufs, promesses de kilomètres d’aventures dans cette Asie gigantesque qu’il va falloir parcourir. Nous avons donc repris notre route à Nong Khai, petite ville Thailandaise qui jette un pont au-dessus de Mekong. De chaque coté de ce fleuve qui nous a mis les larmes aux yeux, des douaniers tamponnant nos passeports avec nonchalance : au revoir la Thailande ! Bonjour le Laos !

Soupe de nouillesVientiane, sa capitale, nous a tout de suite plu : sa cuisine, la sérénité des Laotiens, ses rues paisibles. Une petite ville tout en douceur, léchée par le Mékong. De plus, O Miracle, ici plus de matraquage rougeoyant par les pubs Coca qui tapissent la plupart des gargottes d’Asie du Sud-Est. Ici, les quelques drapeaux rouges sont siglés de la faucille et du marteau. Passage dans le seul magasin de vélo de Vientiane pour faire rayonner une nouvelle roue avant et remplacer une pièce… Et nous voila de nouveau sur la route. Une route où nous aurions du etre trois… alors forcément l’émotion prend parfois le dessus.

Le gong de la reprise

On a à peine tenté de se faire comprendre que le bonze nous montre une halle sur pilotis pour poser nos matelas sous la statue de Bouddha, et que les enfants du village nous couvrent de fleurs et de sourires. Après une journée de vélo, l’hospitalité des temples est toujours une douceur, mais le réveil monastique n’a pour sa part rien de zen : 3h38, le néon s’allume, les yeux s’ouvrent mais le cerveau reste éteint. On entend que ca balaie. Puis c’st le gong qui retentit : dans une chorégraphie d’art martial, le moine enchaine les frappes cadencées sur l’énorme gong trop près de nos oreilles. C’est bien plus beau que le “buzz buzz” d’une réveil éléctrique, mais le problème, c’est qu’on ne peut pas régler l’heure ! Bref, ce jour là, on était si tot sur les vélos que nous avons pu faire 106 km malgré le vent de face.

La montagne qui avale les chiens

La chaine des Annamites, frontière avec le Vietnam

Notre route quitte le Mékong pour filer à l’Est et les montagnes qui n’étaient qu’une silhouette se précisent. Puis soudain, en haut d’une butte, c’est la magie qui s’offre à nous. Un paysage comme droit sorti de notre imaginaire : la route s’enfonce dena un chaos de massifs sombres, abruptes, aux cimes acérées commes les dents d’un monstre vorace. Chienne de vie en Asie du Sud-EstD’ailleurs, des camions remplis de chiens hurlant, nous dépassent et grimpent la montagne comme pour aller nourrir ce monstre insatiable. La réalité n’est pas si loin : là-bas, de l’autre coté de ces montagnes, c’est le Vietnam et ses restaurants où l’on tient son chien au bout d’une fourchette plutot qu’au bout d’une laisse.  Des chiots élevés en Thailande, apprendrons-nous tristement. Des grottes inaccessibles dégeulent  une végétation qui s’accroche à ce qu’elle peut. L’une d’elle, à Kong Lo, laisse passer une rivière de part en part d’une montagne sur près de 8 km. C’est là que nous allons, tout au bout d’une vallée perdue, où poussent riz et tabac aux pieds d’abruptes massifs. Mais avant cela, il nous faudra grimper sous 45 degrés et trouver 2m2 de libre en pleine jungle pour y installer notre moustiquaire.

20 000 lieues sous la terre

En entrant dans la grotteNotre petite pirogue file droit dans la gueule béante du monstre. Derrière nous, la lumière du jour n’est plus qu’un petit point qui bientot disparait. Nous voilà partis pour 8 km dans le ventre de la Terre; et à première vue, c’est comme dans le notre : tortueux comme des intestins. Le barreur sonde l’obscurité totale de son faisceau de lumière, frole les roches acérées. Parfois, la lueur de notre ridicule torche se perd dans ce boyau atteignat jusqu’à 100 mètres de haut, ou s’écrase contre des parois étroites. Fascination et appréhension se mèlent dans cette grotte où l’on ne s’aventure que depuis Notre esquif pour pénétrer l'antrequelques années. On s’imagine alors ces millénaires pendant lesquels rien n’est venu troubler cette obscurité parfaite où le goutte à goutte travaillait ses stalagtites; et les troncs monumentaux d’abres dressés à la verticale par des forces redoutables témoignent de la violence des crues dans cette grotte. Parfois une lueur : une embarcation de Laotiens passant d’une vallée à l’autre des balles de tabac. Les enfants, terrorisés, s’accrochent à leur mère… et déjà leur torche se noient dans l’obscurité. Lorsque l’on ressort du gouffre, c’est un peu comme si l’on revenait d’un autre monde, le souffle coupé.

En attendant la suite…

Sourire en toutes circonstances

Nous sommes depuis hier au Vietnam. Un col a été franchi et c’est une autre saison que nous découvrons. Tout est radicalement différent du Laos… Promis, on prépare déjà nos récits pour vous les offrir. Avant de vous laisser, nous souhaitons vous remercier tous pour vos marques d’affections et vos messages. Nous aimerions pouvoir vous répondre individuellement… jamais facile quand on est que de passage dans une ville. A bientot.

Ombrelle à Kong Lo

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